1. Accueil
  2. Informations pratiques
  3. Rumeurs d’interdiction du chauffage au bois : NON
Retour

Rumeurs d’interdiction du chauffage au bois : NON

Chauffage au bois : Ce qu'il faut savoir face aux rumeurs d'interdiction

Vous avez sans doute vu ces derniers jours dans les médias de nombreux articles évoquant une potentielle interdiction du chauffage au bois. Voici ce qu’il en est réellement et les informations que vous pouvez partager avec vos clients.

Le chauffage au bois sera-t-il bientôt interdit ?

NON : Ces rumeurs découlent de la révision actuelle de l'Ecodesign, la norme européenne régissant les caractéristiques que les fabricants d’appareils doivent respecter. Comme toutes les normes, celle-ci évolue, avec une révision prévue pour 2027.

Initialement, le projet de la Commission européenne prévoyait des changements difficiles à mettre en œuvre dans un délai aussi court pour les fabricants. En réponse, les États membres ont interpellé la Commission, qui a suspendu le projet pour procéder à une étude plus approfondie.

Le chauffage au bois, tout comme les autres formes d'énergie, doit répondre à des critères environnementaux et d'efficacité. Ces critères permettent d’assurer que le chauffage au bois reste une solution économique et de plus en plus respectueuse de la qualité de l’air.

Il n’a jamais été question d’interdire l’utilisation des appareils de chauffage au bois qui respectent les normes en vigueur. Le plan d’action établi par le gouvernement en 2021 avec les acteurs du secteur du chauffage au bois domestique continue de se déployer. Ce plan vise notamment à soutenir le remplacement des anciens appareils par des modèles plus performants, à promouvoir l’utilisation de combustibles de qualité, et à informer les consommateurs sur les bonnes pratiques.

Le chauffage au bois est-il nuisible à la qualité de l'air ?

NON : Il est vrai que la combustion du bois libère des particules dans l’air, mais les progrès réalisés par les fabricants d’appareils et l’amélioration de la qualité des combustibles, dans le respect des normes françaises et européennes, ont considérablement réduit cet impact. Ainsi, la qualité de l’air s’est améliorée.

Le chauffage au bois est souvent critiqué, parfois au détriment des énergies fossiles, mais les données objectives montrent des résultats positifs. Entre 2012 et 2023, les émissions liées au chauffage au bois domestique ont diminué d’environ 40%, grâce aux évolutions techniques des appareils et au renouvellement des équipements anciens.

Les projections suggèrent qu’en 2025, le renouvellement du parc d'appareils et l'amélioration de la qualité des combustibles pourraient permettre de réduire ces émissions de trois fois.

A noter : Il est important de distinguer entre la qualité de l’air et les émissions. La qualité de l’air se mesure en fonction des concentrations de particules, surveillées en temps réel par des stations spécialisées, et disponibles sur le site Géod’air. Les émissions, quant à elles, correspondent aux quantités de polluants directs, qui sont rapportées dans un bilan annuel national, sans prendre en compte certaines variables comme les sources naturelles ou les transports aériens et maritimes.

Ainsi, d'après une analyse du LCSQA (Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air) réalisée fin 2024, le chauffage au bois domestique représente en moyenne 22% des concentrations annuelles de PM2.5 en France, bien moins que les 60% souvent avancés à tort.

Le chauffage au bois pèse-t-il trop sur la ressource forestière ?

NON : Il est essentiel de considérer les chiffres avec attention. L’amélioration des performances des appareils, la qualité des combustibles et l’isolation des logements permettent chaque année de réduire la consommation de la ressource bois. D’ici 2035, même avec l’augmentation du nombre d’appareils (de 8 à 10 millions), la consommation de bois devrait baisser de 15%.

Le Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) garantit également que le taux de prélèvement de bois pour tous les usages restera inférieur à l’accroissement des forêts.

Conclusion

Aujourd'hui, le chauffage au bois équipe 8 millions de foyers français. Il demeure la solution de chauffage la moins coûteuse, avec une stabilité des prix, notamment pour la bûche, face à la volatilité et à l’augmentation prévue des prix des énergies fossiles.

Les efforts continus de l’ensemble de la filière, du producteur à l’installateur, en passant par les fabricants d’appareils, permettent au chauffage au bois de devenir une énergie d’avenir et un pilier de l’indépendance énergétique des Français.

Nous écrire
Les champs indiqués par un astérisque (*) sont obligatoires